Vendredi après-midi est arrivé rienque s'une pinotte. Le vertige occasionné par la prise de conscience des dégâts fut, à lui seul, une expérience totalement traumatisante. Ce qui fit oublier tout ça? Le sourire des gens en me voyant enfin de retour. Le commentaire des personnes ayant soufferts de mauvais traitements par mon remplaçant. Pauvres petites bêtes! Vais-je me sentir coupable d'avoir prit des vacances? Nenonnnn... Pas PAN-TOU-TE...
Un proverbe que j'aime bien dit que si la compagnie arrête de bien fonctionner lorsque l'employé prend des vacances, c'est qu'il n'est pas payé assez cher.
J'adhère à la citation. Que feront-ils lorsque je ne serai plus là. La date butoire arrivera très rapidement à en croire les multiples projets de développement que j'ai sur le coin du bureau. Il ne reste que 5 mois et ensuite... Ensuite, rien... Une autre personne prendra le relai et servira de marionnette à ma place. J'ai presqu'envie d'hurler de rire. Je retiens mon désir pour un peu plus tard.
Deux idées pas si bêtes m'ont traversées l'esprit dans la voiture sur le trajet du retour.
1- Téléphoner à mon ancien patron pour lui manifester le désir de reprendre du service parmi l'équipe.
2- Offrir mes services et ma vision au Grand Manitou de Toronto.
Mais là, il y a la petite voix qui m'a dit :
- Soit patiente Miss50cents, pas tout de suite. Attends de voir les évènements avant de les provoquer. Tu pourrait être vraiment surprise...
La question qui me tourne encore dans le ciboulot c'est :
- Oui mais, SURPRISE par quoi?
Il n'y a rien de pire que de vivre l'insécurité dans la tête d'une Miss50cents comme moi.
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